Jadis
réservé à la parure des personnages de haut rang, le batik
javanais s’est démocratisé. On le retrouve aujourd’hui sous
différentes formes : sarongs, dessus de lit, sacs… Mais la façon
artisanale subsiste.
Le
batik désigne une pièce d’étoffe imprimée grâce à une technique
utilisant le « batik tulis », un stylet rempli de cire fondue servant à
cacher les parties du tissu qui ne doivent pas être teintes. On plonge
ensuite l’étoffe dans un bain de teinture afin de lui donner sa première
coloration. On retire la première couche de cire à chaud ou en la
raclant. Le procédé est répété autant de fois que l’on veut obtenir de
couleurs différentes.
Certains batiks de sept ou huit coloris aux motifs
compliqués demandent plusieurs mois de travail, ce qui justifie
un prix élevé. Devant la lenteur et le coût d’un tel procédé
s’est développée parallèlement une technique mécanique, utilisant
des tampons à motif appelés « cap », que l’on plonge dans la cire
chaude et que l’on applique sur les tissus.
Les ateliers d’Indonésie utilisent désormais le cap afin de produire
des vêtements, les tissus d’ameublement, laissant le véritable batik à
des artistes dont chaque pièce est une création unique. |
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